BIBLIOTHÈQUES : Le CONSEIL MUNICIPAL EXPLOSE AVEC LE « NIET » d’E. PIOLLE

BIBLIOTHÈQUES : SES MENTERIES ENFONCENT ENCORE C.BERNARD (Verts/Ades)
CE MATIN, L'AUTOROUTE à VÉLOS...

Lundi Eric Piolle a stoppé le dispositif de consultation citoyenne qu’il avait lui même mis en place ! Le Conseil Municipal a littéralement explosé quand il a annoncé sa décision.

La critique la plus argumentée, la plus émouvante et la plus percutante est venue d’un membre de sa liste, Guy Tuscher: « vous réécrivez l’histoire, vous mentez par omission, vous venez de dynamiter votre propre processus d’interpellation citoyenne ». 

E.PIOLLE VOULAIT PASSER LES LÉGISTATIVES 

En effet le collectif « Touchez pas à nos bibliothèques » s’était laissé avoir le 22 mai quand Eric Piolle voulant déminer les élections législatives a proposé d’organiser une concertation pour prendre en compte les demandes des 4 000 pétitionnaires.  Cela lui a permis de passer les élections mais en les perdant quand même. Le collectif  avait accepté sincèrement et pendant un mois 1/2 s’est laissé endormir par un discours ronronnant sur la réouverture d’une bibliothèque tronquée à l’Alliance en janvier 2018 et le rétablissement de « points lectures » à Hauquelin et à Premol.

PÉTITIONS : « LE MAIRE N’A PAS 3 OU 4 POSSIBILITÉS »

Après la démission de ses 4 porte parole le collectif a décidé par un vote ( 67 % pour) de demander que la pétition soit soumise à la votation citoyenne. Or comme l’a rappelé Guy Tuscher dans la procédure que la mairie a mis en place « le Maire n’a pas 3 ou 4 possibilités mais deux seulement, soit il retient la proposition émise par la pétition, soit il doit la soumettre à la votation citoyenne’.

E.PIOLLE: « JE FAIS LE CHOIX de METTRE EN OEUVRE LA DÉCISION »

Oui mais voilà. Eric Piolle et sa majorité de plus en plus sectaire et recroquevillée sur elle-même n’ont pas hésité à se parjurer. Ils ne veut pas soumettre la pétition de  » Touchez pas à nos bibliothèques » à la votation. Eric Piolle juge – tout seul- qu’Il avait répondu aux demandes du collectif (!) et a expliqué au Conseil Municipal: «  j’avais deux choix , soit la votation, soit de mettre en oeuvre les décisions du Conseil Municipal, je fais le choix de cette dernière option » (!). « 

Sa charte de démocratie locale dit le contraire : avec 2000 signatures (le collectif « Touchez pas à nos bibliothèques » en a obtenu 4000) soit le conseil municipal met en oeuvre la demande (en l’occurrence le maintien des 3 bibliothèques) soit il soumet la pétition à la votation.

GUY TUSCHER: « VOUS RENIEZ TOTALEMENT VOS ENGAGEMENTS » 

Eric Piolle viole la règle qu’il a lui-même édictée et s’arroge un droit  qu’il n’a pas.

On comprend que Guy Tuscher qui a fait campagne à ses côtés et qui semblait  sincère lundi soir soit ému: « Vous reniez totalement votre engagement et c’est un vrai scandale. Je suis abasourdi que des collègues avec lesquels j’ai défendu des engagements et des valeurs que cette majorité revienne la-dessus , ça m’a anéanti, j’espère que vous allez revenir la dessus ( parce que) je trouve cela absolument lamentable ».

Corinne BERNARD (Verts/Ades) SE FAIT PORTER PÂLE 

Ce qui reste de la « majorité » municipale était dans les cordes  et la malheureuse Corinne Bernard (Verts/ades) adjointe aux Cultures s’est bien gardée de défendre l’arrêt de la consultation des grenoblois. Elle s’est contentée, reconnaissant même le manque de dialogue, de parler de la lecture publique pour éviter de s’attirer les foudres.

P.CLOUAIRE :  (Verts/PG) UNE MAUVAISE FOI QUI DÉCLENCHE LES RIRES 

C’est Pascal Clouaire l’Adjoint (Verts/PG), faussaire en chef, enfumeur des grenoblois par la multiplicité des usines à gaz qu’il crée afin de les semer  – il envisageait même de faire un guide pour s’y retrouver !-  qui s’est collé à défendre l’indéfendable. Sa mauvaise foi était telle qu’il a déclenché les rires en affirmant: « c’est parce que nous avons une conception exigeante de la démocratie que nous proposons cette solution ».

P.CLOUAIRE : VOULOIR LA VOTATION C’EST UNE « DÉMOCRATIE de RAPPORT DE FORCE » 

Les partisans de Jean-Luc Mélenchon l’ont ensuite entendu dire sans broncher que  » ce qui ce joue c’est ceux qui veulent une démocratie de rapport de force et ceux qui privilégient une démocratie de négociation » .

Ainsi pour les Rouge/verts grenoblois ceux qui réclament l’application de la règle édictée par la majorité elle-même à savoir qu’une pétition dont le Conseil Municipal ne met pas en oeuvre la demande doit être soumise à une votation « veulent une démocratie de rapport de force ». Mais alors que veut JL Mélenchon dans la rue au lieu d’être à l’Assemblée Nationale sur le code du travail ?  La guerre ?

LE DESTINATAIRE de la PÉTITION JUGE QU’IL LUI A DONNÉ SATISFACTION ! 

Le même Pascal Clouaire – la voix de son Maitre- jugeant comme Eric Piolle que ce que « disent les pétitionnaires, nous le faisons ». Sauf que les 4000 signataires réclament le maintien des 3 bibliothèques et que la municipalité s’y refuse et  ce n’est pas au destinataire de la pétition de juger seul si il a donné satisfaction!

Déjà que le système des pétitions que nous avons dénoncé ici maintes fois est aberrant : c’est celui qui est interpellé qui juge des termes de la question, si le thème est acceptable, qui contrôle les signatures, qui soumet éventuellement à un vote qui comporte un seuil infranchissable de 20 000 votants (1) et maintenant qui juge, toujours seul,  si la pétition est satisfaite ou non. On est bien au bout de la « démocratie populaire. »

P.MERIAUX (Verts/PG):  « FERMER DES PETITES BIBLIOTHÈQUES » 

Sans rire d’ailleurs Pascal Clouaire, dans le même élan, a aussi affirmé « nous n’avons pas peur de demander l’avis aux grenoblois ». Alors pourquoi refuser la votation sur les bibliothèques ?

Alors « qu’on » avait visiblement demandé à Laurence Comparat Adjointe (Verts/Ades) à l’accès des citoyens à l’information de se taire afin de ne pas faire exploser plus encore le  conseil, c’est  Pierre Mériaux (Verts/PG) qui aura rempli ce rôle. Mesurant les gaffes de son proche Eric Piolle lui demandera plusieurs fois d’être bref ce que n’entendra pas l’Inspecteur du Travail tout à sa vindicte contre le collectif « Touchez pas à nos bibliothèques ». Celui qu’on trouve sur tous les fronts pour défendre hors des clous toutes les revendications  a dénoncé : « on ne peut pas laisser dire qu’on a pris une décision aberrante de fermer Hausquelin et Prémol, de petites bibliothèques »… » 

En effet ce n’est pas « aberrant » de fermer des « petites bibliothèques » dans des quartiers en difficultés, c’est criminel.

P.MERIAUX: « NOUS AVONS RETENU LA PROPOSITION de la PÉTITION »

Alors qu’Eric Piolle voulait laisser passer l’idée qu’elles n’étaient pas tout à fait fermées ce qui justifiait de ne pas soumettre la pétition aux grenoblois la prestation de Pierre Mériaux a fait baisser la tête aux membres de la majorité qui auraient aimé être loin. Comme un éléphant dans un magasin de porcelaine Pierre Mériaux a justifié de sa suffisance la trahison de la règle par le fait que nous « avons retenu la proposition de la pétition ». Un gros mensonge. En tout cas l’avis des pétitionnaires est plus légitime que le sien. Et les 4000 grenoblois qui ont signé une pétition réclamant le maintien des 3 bibliothèques savent que ce n’est pas le cas.

P.MERIAUX DÉNONCE le COLLECTIF QUI COMPREND « DES PRÉCAIRES »

Il s’en est pris au collectif dont il conteste la représentativité, lui qui ne se pose jamais la question quand il soutient des actions ultra minoritaires: « la question de la représentativité du collectif se pose, ça fait partie des critères de notre décision ». Visiblement Eric Piolle aurait bien aimé qu’il se taise.

D’ailleurs Guy Tuscher ne l’a pas manqué: « Dire que c’est la municipalité qui va dire quel collectif est validé, on est ou ? C’est quoi votre passé de militant ? Il est réduit à zéro. Vous avez même dit que le collectif est manipulé, aux mains des précaires ». 

Ces fameux précaires que Pierre Mériaux et la municipalité sont censés soutenir sur tous les fronts mais qui ne sont pas légitimes à agir contre elle. Tout à coup ils n’ont plus droit à la parole. C’est dire la sincérité de leur soutien.

G.TUSCHER à A.CONFESSON (Verts/PG): « VOUS ÊTES UN SYNDICALISTE de SALON » 

La tension était telle qu’Eve Moulinier raconte dans le DL – cela ne s’entend pas sur la retransmission par internet- qu’Alan Confesson (Verts/PG) le révolutionnaire qui a peur du peuple s’est fait traiter de « syndicaliste de salon » par Guy Tuscher. Un de plus qui aurait du se taire comme l’a fait Elisa Martin la Première Adjointe (PG) qui devient plus prudente après sa bourde de l’acceptation sans le lire du plan d’austérité et qui ne pouvait pas ne pas bouillir à entendre une sémantique municipale de circonstance en totale contradiction avec celle développée jusque là au plan local et national.

E.PIOLLE PRÉFÈRE LES PETITS MATINS AUX GRANDS SOIRS…

On a même entendu un Eric Piolle – ex soutien de JL Mélenchon- totalement perdu et désabusé estimer devant le conseil municipal que la politique c’est surtout « des petits matins et pas forcément des grands soirs ».

Mardi matin c’était la gueule de bois. Mais les grenoblois ne laisseront pas faire. Même s’ils ont compris le piège du seuil des  20 000 votants qui ne peut jamais être atteint (1), ils exigeront qu’Eric Piolle respecte au moins les règles qu’il a lui-même édictées.

(1) P.BRON ( app PS) N’A PAS TOUT COMPRIS

(1) a propos du seuil de 20 000 votants le malheureux Paul Bron (app PS) l’homme qui mouline du vide a estimé qu’il était « totalement inefficace ». il n’a pas encore compris qu’il était au contraire totalement efficace : ne pouvant jamais être atteint, les grenoblois n’ont aucune chance d’avoir jamais le pouvoir sur une quelconque décision municipale. Rappelons que le référendum exemplaire sur le tramway de la municipalité Carignon ne comportait pas de seuil, qu’il était décisionnaire et que le « oui » n’a pas totalisé 20 000 suffrages.

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