POLLUTION : Le TRIBUNAL ADMINISTRATIF ABANDONNE les GRENOBLOIS

ÉCOLE HOUILLE BLANCHE : L'IMMOBILISME de F.MALBET (Verts/PG)
Jean BRON : UNE DIZAINE D'ARBRES ENCORE ABATTUS

 

« On ne con­sulte pas la population avant de se lancer dans un tel pro­jet ? », demande­ Dominique Grand, Ingénieur en physique de formation, en présentant au DL (24/6/17) un graphique réali­sé à partir des données d’Air Rhône Alpes ou Air Atmo qui mesure l’air sur les grands boulevards. « Nous avons su­perposé deux semaines, la semaine du 10 avril avant le nouveau plan de circulation et la semaine du 5 juin. À part pour le lundi qui était férié, on se rend compte dès à pré­sent que l’impact est négatif et il suffit d’aller aux heures de pointe sur la rocade et sur l’A480, sur le boulevard Gambetta et sur la rue Hoche pour se rendre compte que la situation s’est aggravée ». 

UNE POLLUTION AGGRAVEE de + 15 % 

En effet la pollution s’est aggravée en moyenne de + 15 % depuis les mesures de fermeture de Grenoble. Il suffit de se rendre sur le site du collectif Grenoble à Coeur pour le vérifier.

Pourtant la municipalité Piolle campe sur le déni. La réalité droit plier à son dogme. « on constate déjà un tarissement des fluxs entrants » rue Hoche estime Antoine Back (Verts/PG) dans le DL ( 17/6/17). Avec Yann Mongaburu (Verts/Ades)  c’est le pompon: « on est actuellement dans un état de circulation qui est plus favorable que ce que nous avi­ons envisagé » (!)

Comme ils avaient envisagé la disparition pure et simple de l’essentiel des 15 000 véhicules concernés, on s’étonne qu’il se crée des bouchons et de la pollution ?

 AIR RHÔNE-ALPES PASSE D’ALARMISTE à PRUDENT...

Bien entendu les organismes de contrôle de la qualité de l’air (Air Rhône-Alpes, et Air Atmo) sont très proches des élus de gauche et Verts  et présidés par eux. Toujours très alarmistes sur le morts qui jonchent les trottoirs de Grenoble (un mort tous les 3 jours) alors qu’en hiver l’automobile est responsable de 20 % de la pollution, voilà que les mêmes  demandent d’être prudents sur leurs propres graphiques.

C.RIEUX ( Air Atmo) : « DISTINGUER LE COURT TERME du POTENTIEL D’ADAPTATION … »

En effet au nom de Grenoble à Coeur, Dominique Grand a présenté les mesures de pollution qui démontrent les augmentations. Il se trouve donc un Camille Rieux ingénieur au sein d’Atmo pour expliquer « qu’il y a un temps d’adaptation et il faut distin­guer le court terme du poten­tiel d’adaptation à long terme. » 

MAIS « LE PRINCIPAL PROBLÈME C’EST LA CONGESTION »

Mais en même temps il reconnait « le point de vigilance, c’est de maîtriser les reports de trafic et d’offrir un bon niveau de fluidité car le principal problème, c’est la congestion : accélérer, freiner, c’est très émetteur de polluants « . ( DL du 17/6/17) Exactement ce qui est constaté.

LES 5 ème et 7 ème BOUCHONS FRANÇAIS SONT GRENOBLOIS

Grâce aux élus qui gèrent l’agglo depuis 22 ans, Grenoble est servie en matière de « congestion »: elle bénéficie du 5 ème ( Rocade sud) et 7 ème (A 480) bouchons Français. La encore ces mêmes élus ont refusé les aménagements et élargissement de voirie pour ne pas « créer d’aspirateur à voitures »(Yann Mongaburu). Résultat ces deux bouchons sont les deux premières causes de la pollution auto. Avec la fermeture d’Agate Sembat la municipalité Piolle en ajoute une troisième.

POUR Y VOIR CLAIR, RIEN de MIEUX QU’UNE ÉTUDE D’IMPACT

Pour y voir clair, rien de mieux qu’une étude d’impact. Celle qui a été refusée par la municipalité. C’est pourquoi le collectif « Grenoble à Coeur » a déposé à nouveau un référé devant le tribunal administratif de Grenoble. Parfaitement charpenté par Me Bernard Boulloud, Avocat de Grenoble à Coeur le recours  a été examiné vendredi.

Me B.BOULLOUD: « 5 ARTICLES de la CHARTE de L’ENVIRONNEMENT » SONT PIÉTINÉS

« Cinq articles de la charte sur l’environnement font état d’une obligation de prendre des précautions afin de préserver la santé humaine » a rappelé Me Boulloud. Bien entendu les conséquences économiques, sociales sont également extrêmement graves et mériteraient d’être étudiées avant de mettre en place les mesures.

L’AVOCAT de MM FERRARI et PIOLLE ATTAQUE LES CITOYENS

Me Didier  Supplisson, l’avocat de C.Ferrari (PS) et E.Piolle (Verts/PG)  qui a été un collaborateur du Maire (PS) de Dijon, s’en est pris aux citoyens regroupés au sein du collectif, c’est à dire  6 Unions de Quartiers et d’Habitants, 14 Unions commerciales ou groupements de commerçants et 4 Unions professionnelles les accusant de vouloir faire de « l’obstruction » affirmant aussi que «ce projet n’a pas d’impact sur l’environnement » (!).

AUCUN REPORT des 15 000 VÉHICULES INTERDITS de PASSER 

Circulez (si on ose dire) il n’y a rien à voir :  « Il est paradoxal que l’on vienne soutenir que le report des déplacements sur les bus, les vélos, limiter la place de la voiture favori­ seraient la pollution »ajoute t il.

Il n’y a donc aucun report de circulation des 15 000 véhicules qui entraient ou passaient par le bd Agutte Sembat. selon nos Rouge/Verts Grenoblois.

POURQUOI REFUSER L’ÉTUDE D’IMPACT SI LES CONSÉQUENCES SONT SI POSITIVES ? 

Malheureusement, une nouvelle fois, le tribunal administratif a rejeté tous les arguments  développés avec talent par Me Boulloud qui démontrent l’évidence de la nécessité d’une étude d’impact pour réaliser un tel projet. D’ailleurs si MM Piolle, Back, Mongaburu et Ferrari sont si convaincus que les conséquences de leur plan   sont si positives,  pourquoi refusent ils de les analyser?

TOUJOURS LA MENACE POUR FAIRE TAIRE

A l’issue les citoyens grenoblois – à la demande de MM Ferrari et Piolle- doivent verser 1 200 € (!) à la Métro . On retrouve la méthode pour faire taire qui a été tentée encore contre l’Union de Quartier Berriat/St Bruno avant d’y renoncer.

Un tribunal administratif globalement très clément à l’égard des élus de gauche et Verts rarement mis en cause. Les Grenoblois méritent pourtant un traitement de droit commun dans ce dossier de la fermeture de Grenoble.

UNE COLLECTIVITÉ PEUT MENACER 5000 EMPLOIS, AUGMENTER LA POLLUTION…

Comment une collectivité peut elle menacer 5000 emplois dans le centre ville, dégrader d’autres quartiers par des reports de circulation, contraindre des familles à quitter leur logement, affaiblir encore la valeur des biens sans le préalable d’une étude d’impact permettant à chaque citoyen de débattre sur les mêmes bases?

Le Tribunal Administratif de Grenoble estime que c’est possible et ceux qui exigent le minimum d’information sont redevables de 1 200 € à la collectivité.

Il y a décidément quelque chose de pourri dans le régime Piollesque.

 

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