VILLENEUVE: LE DERNIER GRAND ÉQUIPEMENT PUBLIC a BRÛLÉ

«Nous demandons de s’opposer à la bêtise » écrit un « collectif »  de Villeneuve dans un manifeste affiché sur les murs du quartier  suite à l’incendie criminel du Collége Lucie Aubrac  qui n’est plus utilisable pour ses 350 élèves.
Mais « nous exigeons «  affirme t il «  de garder le collège dans notre quartier » et «  nous exigeons du Conseil départemental d’accorder les moyens permettant de maintenir ce tissu humain, culturel,éducatif, pédagogique… ».

ON BRÛLE LE COLLEGE PAR «  BÊTISE »

Ainsi, pour le collectif, c’est seulement un manque d’intelligence ou de jugement –la définition de la bêtise- qui a amené des « jeunes «  a brûler le collège.  Pourtant  le gymnase, la maison de l’Enfance, le siège du club de foot  ont brûlé aussi ce qui est un record pour un quartier de la ville. La proportion  d’habitants bêtes serait plus importante ici ou ils passeraient plus souvent à l’acte qu’ailleurs?

LA CULTURE DE L’EXCUSE 

Peu importe que ça ne tienne pas, pourvu que l’on trouve des excuses. Comme il est devenu difficile d’accuser « la société » ou les inégalités sociales , comme il est impossible de rechercher des causes  culturelles, sous peine de s’aventurer dans les chemins de la « stigmatisation », chaque fois il faut trouver une justification nouvelle à des actes qui n’en ont aucune de rationnelle par rapport à notre analyse classique.

TOUT REGARD EXTERIEUR « NON AGRÉÉ  » EST CONDAMNÉ

Pourtant , à Villeneuve, cette «  bêtise » avait même conduit  des « jeunes » reconstitués en tribu – summum de l’émancipation-  à traverser le quartier pour aller massacrer à l’arme blanche Kevin et Sofiane dans des conditions innommables.

On se souvient les cris d’orfraies, deux auparavant,  quand Nicolas Sarkozy n’avait pas voulu fermer les yeux sur l’émeute armée qui avait été menée contre la police qui avait osé poursuivre des bandits à l’intérieur de Villeneuve. Ou de la campagne digne de la révolution culturelle de Mao, contre le service public de télévision qui avait eu l’outrecuidance de traiter de l’insécurité dans le quartier dans un numéro « d’Envoyé Spécial ».

LES VRAIS PROPRIÉTAIRES SONT CEUX QUI TIRENT UN BÉNÉFICE ÉLECTORAL 

Chaque fois les vrais propriétaires de Villeneuve, ceux qui en tirent un bénéfice électoral massif , protègent le système pour qu’il perdure. Au détriment de la majorité de la population victime de cette situation, du quartier dont l’image dessert ses habitants.

UN COLLÈGE ULTRA MODERNE IMPLANTÉ par la MUNICIPALITÉ CARIGNON

Avec le collège Villeneuve  » c’est le dernier grand équipement du quartier qui disparait » a dit un habitant. En effet cet établissement scolaire ultra moderne, à l’architecture audacieuse avait été voulu et réalisé par la municipalité Carignon qui voulait mettre l’éducation au coeur du quartier , alors qu’à l’origine tout reposait sur le seul « socio-culturel ». Ensuite la municipalité Carignon implanta aussi le siège du CCAS. Coïncidence le second disparaitre aussi, fermé par la municipalité Piolle  pour être implanté ailleurs.

LE COLLECTIF DÉSIGNE UNE CIBLE: le POUVOIR 

Mais en demandant simplement à  « s’opposer à la bêtise » et en  « exigeant »  immédiatement de la collectivité qu’elle rétablisse le collège à l’identique, par ce choix de mots qui traite mieux les agresseurs que le bâtisseur, le collectif se situe dans la ligne de Piolle , il détourne tout de suite l’attention vers les autorités , désigne une autre  cible, ceux qui  deviennent  en quelques jours les seuls à répondre des conséquences de l’acte criminel oublié. Au fond,  les vrais responsables. Le tour est joué.

UNE CONTRE PÉDAGOGIE de la RESPONSABILITÉ et de la SANCTION

Non seulement il n’y a aucune pédagogie de la responsabilité et de la sanction mais c’est chaque fois  une contre pédagogie qui est développée: les bâtiments publics peuvent brûler. iIs sont remplacés au plus vite et ça n’a pas de coût, personne ne paie. C’est indolore, incolore et la seule question  posée porte sur la reconstruction, son lieu, les moyens affectés. Dans le cas du Collège notons au passage que la droite départementale annonce qu’elle veut résoudre le problème en deux ans, alors que pour le gymnase de la Piste il faudra 10 ans aux municipalités de gauche et Verts pour le reconstruire. Mais, sur ce point, le « collectif » n’exige rien.

LE GYMNASE et le COLLÈGE ONT BRÛLE UN JOUR D’ÉLECTION 

Pas de question non plus sur la répétition de ces actes, le fait que par deux fois – pour le gymnase et le collège- ils se déroulent un jour de scrutin comme si la démocratie elle-même était récusée. De plus ce sont les moyens mis en oeuvre pour favoriser l’émancipation qui brûlent, comme si nos valeurs  étaient visées. Comme si une contre société était à l’oeuvre, avec ses propres règles, son propre financement par l’économie souterraine, sur des bases communautaires ou de délinquance organisée.

VILLENEUVE: SANS BARRIÈRE, SANS FRONTIÈRE, SANS INTERDIT

Ce ne sont peut être pas des actes aussi « bêtes » qu’ils en ont l’air et la question mériterait d’être posée. Mais elle remettrait en cause trop d’acquis, toute la philosophie de Villeneuve sans barrière, sans frontière, sans interdit. Chez nos « sociétaux » personne n’a lu «  Eloge des Frontières »  de Régis Debray. A sa création d’ailleurs  le collège avait même refusé toute cloture car les élèves devaient pouvoir y entrer et en sortir comme ils voulaient. Les habitants aussi.  L’aboutissement de l’absence de toute balise- même à dépasser- c’est le retour à  la tribu car l’homme à un besoin inné d’appartenance.

LE 9 EME QUARTIER EN DIFFICULTÉS de FRANCE …

Le collège a  vu régner au départ un  » pédagogique » effréné ou l’élève était l’égal du Maitre. Pourtant le désordre et la démagogie sont les adversaires du savoir. Et sans récit national il n’y a pas de sentiment d’appartenance à une collectivité commune. Depuis lors de correction en correction des changements ont eu lieu afin de redresser la barre. Mais un établissement scolaire ne peut pas à lui tout seul , établir une culture ambiante de l’effort, de la responsabilité et de la sanction.

… GÉRÉ DEPUIS 22 ANS PAR LES ÉLUS de GAUCHE ET VERTS…

Depuis 1970 on mesure le résultat des choix initiaux. Malgré des investissements renouvelés colossaux, des dépenses de fonctionnement en équipements et en soutien de l’associatif inégalé , le quartier est le 9 eme de France en termes de pauvreté et de difficultés.

Les élus de gauche et  Verts le gèrent directement  depuis 22 ans. Michel Destot a été son Député (PS) pendant 29 ans!

DES COMMUNIQUÉS LÉNIFIANTS des ÉLUS 

Après l’incendie du collège tous les élus ont condamné l’acte, apporté leur soutien à la « communauté éducative » et affirmé leur  » vigilance ». La nouvelle Députée , Emilie Chalas (EM) signant le même communiqué lénifiant identique à  ceux que Michel Destot a publié pendant près de 30 ans.Raphaël Briot ( La France Insoumise) a bien remarqué cette coïncidence des incendies avec les jours d’élection et se demande donc si ce n’est pas… l’extrême droite (à notre connaissance elle est candidate aux élections)

Alain CARIGNON PROPOSE des MESURES STRUCTURELLES

Notre collectif avec Alain Carignon a proposé des mesures structurelles pour redonner confiance au quartier, sortir de la paupérisation, aider les propriétaires spoliés. Comme par exemple se fixer la règle des 3/3 en 10 ans entre les locataires de HLM, les propriétaires et les activités. Comment en effet parler de promotion individuelle sans emploi?

RESERVER UN TIERS du QUARTIER à L’ACTIVITÉ

Alain Carignon a proposé d’installer les bureaux de l’hôtel de ville et le Maire afin d’enclencher la mécanique , de déplacer du centre ville à Villeneuve le siège de la police municipale. De stopper le départ du siège du CCAS, de réouvrir la piscine couverte des Iris et, au fur et à mesure de l’installation d’activités, aux côtés de l’hôtel de ville, de faire revenir les assistantes sociales que la majorité PS/Verts du département a retirées en 2012  » ne pouvant assurer leur sécurité ».

METTRE FIN AU PACTOLE ELECTORAL DONT LES HABITANTS SONT VICTIMES

Des propositions concrètes qui tranchent avec les discours impuissants et répétitifs qui endorment le quartier depuis des décennies. Et permettent à des partis politiques d’empocher le pactole électoral pendant que la population est la première victime.

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