JF COMMANDEUR : « LES RUES ONT PERDU 50 % de LEUR AFFLUENCE »

LÉGISLATIVES: LA MUNICIPALITÉ PIOLLE SE DÉCHIRE au SECOND TOUR
Julien POLAT: " à VOIRON NOUS FAISONS le CONTRAIRE d'Eric PIOLLE"

« Les rues du centre ­ville de Grenoble sont vides. Elles ont perdu au moins 50 % de leur af­fluence en dix ans »  explique Jean-François Commandeur , Président de l’Union de Quartier Lafayette-Développement, commerçant dans l’habillement ( DL du 14/6/17).

En effet la municipalité Piolle a accéléré sur des bases construites par la municipalité Destot : Grenoble perd des emplois depuis 2009 alors que Lyon en gagne.

UN PARKING de 100 PLACES AU FONTANIL POUR 120 000 VÉHICULES /JOUR

La ligne de Tram E avec un temps de travaux non maitrisé, la suppression systématique du stationnement et à la création d’un entonnoir pour l’entrée nord a été fatale à l’attractivité de Grenoble : un parking de 100 places au Fontanil était censé présenter une alternative à ceux des  120 000 véhicules/Jour qui arrivent de Voreppe et veulent se rendre dans Grenoble !

O.RAZEMON JOURNALISTE « INDÉPENDANT » NE CACHE PAS SA PROXIMITÉ AVEC LA MUNICIPALITÉ »

JF Commandeur répond à Olivier Razemon, journaliste « indépendant » mais « qui ne cache pas sa proximité avec la municipalité actuelle » selon le DL. Il a été opportunément invité  à la Maison du Tourisme pour parler urbanisme et les transports.

GRENOBLE REDESCEND DANS LES VILLES MOYENNES 

Avec cet « expert » la municipalité Piolle procéde comme à son habitude : expliquer aux habitants que la réalité n’est pas celle qu’ils vivent. Ainsi Olivier Razemon est là pour dire que si Grenoble connait de graves difficultés économiques, c’est la norme: « de très nombreuses villes moyennes de France pré­sentent une vacance commerciale importante au ni­veau de leurs centres ­villes » .

« GRENOBLE ÉTAIT PLUS ATTRACTIVE QUE LYON, DÉSORMAIS C’EST L’INVERSE »

Un détail oublié :  Grenoble est la 13 ème agglomération Française et n’est pas une « ville moyenne ». Jusque là elle concourrait avec Bordeaux, Nantes, Strasbourg, Lyon, Nice… Elle est membre de l’Association des Grandes Villes de France, pas de celle des villes moyennes.

Pierre Streiff le Président du Medef38 rappelait récemment que sous la municipalité Carignon « Grenoble était plus attractive que Lyon et désormais, c’est l’inverse ». 

GRENOBLE DÉCROCHAIT LE SYNCHROTRON, LE NOUVEAU MUSÉE, L’AUTOROUTE…

Aujourd’hui des grandes villes réussissent, embellissent, la vacance commerciale est très faible, la valeur des biens progresse.

Il y a donc des politiques attractives et d’autres non. Quand Grenoble décrochait le nouveau Musée de Peinture, le synchrotron, ouvrait l’autoroute Grenoble-Valence, s’embellissait chaque jour sous l’impulsion d’Alain Carignon et de son équipe, la ville attirait et progressait. Elle donnait envie.

JF COMMANDEUR : « LES GENS SE PASSENT LE MOT QU’ILS NE PEUVENT PAS VENIR »

Jean-François Commandeur explique très bien le bouche à oreille négatif d’aujourd’hui : « Les gens se passent le mot en disant qu’ils ne peuvent pas venir à Grenoble car ils ne peuvent plus se garer ou alors parce que c’est trop cher. On a per­du 2 500 places de parking ». En réalité la municipalité Destot/Safar (PS) a supprimé 2 200 places de parking en surface et la municipalité Piolle accélère : la fermeture de Grenoble doit supprimer encore 400 places en un an en plus de toutes celles qui disparaissent avec la création des autoroutes à vélo. (Brenier, Lanoyerie, Dumont, quai de France…)

« LES RUES PIÉTONNES NE SONT PLUS ATTRACTIVES AVEC LES PERSONNES EN ERRANCE »

Il ajoute : « les rues piétonnes ne sont plus aussi attractives avec les personnes en errance qui se posent au sol et je pense que le nouveau plan de cir­culation a aggravé la situa­tion ». 

P.ATLAN : « LES GRANDES ENSEIGNES REFUSENT DE VENIR »

En termes de transactions commerciales, Patrick At­lan, patron de l’agence At­lan Conseil, est bien placé pour en parler car il vend et loue toutes sortes de com­merces, qu’ils soient de proximité ou en galeries. « Depuis trois ans, il y a eu une cassu­re, il n’y a plus de porteurs de projet et sans vouloir faire du “Grenoble bashing”, les grandes enseignes refusent de venir ».

POURQUOI NE PAS ACTER LE DÉCLASSEMENT de GRENOBLE? 

Patrick Atlan se pose la question de savoir s’il ne faut pas acter le déclassement de Grenoble, la perte de recettes, d’emplois et la baisse de la valeur des biens « en proposant aux propriétaires de com­merces de louer leur local vide à des artistes en négo­ciant le prix des loyers ». 

SEUL LE LOBBY VÉLO PARTICIPE AU DÉBAT 

C’est la voie de la paupérisation acceptée, celle de la décroissance voulue par la municipalité. Au lieu de prendre en compte ces faits elle biaise avec ses faux experts. Quand ce n’est pas un « journaliste indépendant » c’est  Emmanuel Colin de Verdière, secrétaire de l’ADTC ( association de développement des Transports en Communs), qui vient plaider pour le vélo. Son lobbying est respectable et l’ADTC a joué un rôle dans les transports mais le débat ne peut pas se limiter à ceux qui sont d’accord entre eux et la municipalité ne peut pas l’organiser pour que les habitants n’entendent qu’un son.

LE DÉBAT INITIAL SUR LE TRAM A TRAITE LES GRENOBLOIS EN CITOYENS

Elle doit traiter les grenoblois en citoyens, pas en moutons qu’il faut guider. Rappelons que lors du débat initial sur le tramway dont l’ADTC faisait la promotion, que soutenait Alain Carignon, le Maire d’alors organisait les échanges afin que les forces économiques,les opposants soient parties à égalité. A l’issue ils ont tranché par référendum. 

RUE de la RÉPUBLIQUE : UNE AIRE DE PIC-NIC D’AUTOROUTE à VÉLOS

Aujourd’hui les habitants sont pris pour des dindons car la municipalité donne la parole à des intervenants extérieurs qui sont tous d’accord pour la fermeture de Grenoble, pour que les rues de la République, Montorge ou avenue Agutte Sembat soient transformées en aire de pic-nic d’autoroutes à vélos, d’accord pour l’installation massive des terrasses de bars au détriment du stationnement, ces intervenants n’habitant pas le centre ville pouvant tranquillement dormir la nuit chez eux. (M.Colin de Verdière habite St Martin d’Hères).

LES GRENOBLOIS PEUVENT DECIDER de TOUT, SAUF de L’ESSENTIEL

Des habitants qui sont promenés au propre et au figuré afin de se prononcer gravement sur l’emplacement d’un bac à fleurs ou d’un mobilier urbain sur lequel ils ont toute liberté de décision. Pourvu qu’ils n’évoquent pas les décisions structurantes prises de fermer la ville aux modes mixtes de déplacement, ne discutent pas de l’augmentation de la pollution.

BOUJOUR les DEGÂTS

Les constats de JF Commandeur et Patrick Atlan démontrent que les grenoblois subissent les conséquences de l’incompétence et de l’immobilisme de Michel Destot qui a répété en matière de transport et de bétonisation ce que ces services lui disaient, auxquels s’ajoutent maintenant le dogmatisme et la brutalité de la municipalité Piolle. Bonjour les dégâts.

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