BIBLIOTHÈQUES : E.PIOLLE JOUE LA MONTRE POUR PASSER les LÉGISLATIVES

FERMETURE de GRENOBLE : + 15 % de POLLUTION EN MOYENNE
MUTUALITÉ : les TERRAINS SPORTIFS à L'ABANDON

Après la fermeture acquise des bibliothèques, face à la résistance, E.Piolle met en œuvre la seconde phase : freiner le protestation au moins jusqu’au second tour des élections législatives le 18 juin prochain. Il défend deux candidats dans les deux circonscriptions grenobloises, Nicolas Kada/H.David ( 1ere) et Soukaïna Larabi/ M.Boileau (3eme). Ceux-ci sont abîmés par son plan d’austérité comptable et la réduction des services aux grenoblois.

L.COMPARAT (Verts/ADES) HUÉE PAR LES GRENOBLOIS

Le Conseil Municipal du 22 mai, déminé par plusieurs réunions avec le collectif « Touchez pas à nos bibliothèques », avait pour objet de faire baisser la température après les 4 400 signatures recueillies et 10 conseils municipaux qui se sont tenus sous protection policière. Mais la grande prêtresse de la propagande municipale, Laurence Comparat (Verts/Ades),  qui verrouille la majorité d’une main de fer,  a tout de même été huée par le public. Elle tentait grossièrement de récupérer le mouvement de protestation auquel, en interne, elle avait appelé à ne rien céder pendant tout le conflit défendant bec et ongles la réduction des services (« nous sommes les bonnes personnes, au bon endroit au bon moment «  avait elle même ridiculement écrit aux élus Rouge/Verts qui flanchaient face à la trahison si évidente de leur engagement 110.)

«  LE DROIT D’INTERPELLATION « : UN RECUL et UNE IMPASSE ORGANISÉE

Place Gre’Net se gargarise de l’intervention du collectif devant le conseil « à la faveur du droit d’interpellation et de votation lancée  »  par la municipalité Piolle ! Comme si depuis 40 ans tous les collectifs ne s’exprimaient pas toujours devant les élus municipaux ! Sauf que depuis E.Piolle il faut avoir recueilli 2000 signatures agréees par celui dont la décision est contestée -c’est à dire Lui- et dans une formulation qui Lui est aussi soumise ! Une sorte de « faveur » qui donne le «droit » de figurer ensuite dans la liste d’une votation citoyenne, une fois par an. Laquelle  n’a jamais aucun début de chance d’aboutir puisque jamais elle ne peut atteindre 20 000 votants, seuil infranchissable fixé unilatéralement par la majorité municipale. Comme on le voit le «  droit d’interpellation «  est  un recul indiscutable et organisé pour aboutir à une impasse.

UN MOIS de NÉGOCIATION QUI CONDUIT AU LENDEMAIN des LÉGISLATIVES

En réponse aux membres du collectif qui se sont exprimés devant le conseil, la municipalité recule en façade. Il s’agirait  maintenant « d’ouvrir deux lieux de vie autour de la lecture publique à la place des deux bibliothèques (…) avec la présence de professionnel au moins un après-midi par semaine » ( !) . (DL du 23/5/17) Peut on faire moins ?

Pour l’Alliance «Il est proposé la mise en place d’un comité de suivi « . Bref pas grand chose mais suffisamment pour que le collectif «  se donne un mois de négociations avant la poursuite ou l’arrêt du combat. «  Cela conduit au 23 juin. Le tour est joué. Car la coalition ne cherche plus qu’à passer les échéances électorales. La municipalité n’aurait plus ensuite qu’à jouer le pourrissement avec l’été en conduisant des discussions rares et émollientes dans les dédales desquelles les usagers s’épuiseront lentement.

POURQUOI AVOIR FERMÉ des BIBLIOTHÈQUES pour OUVRIR des « POINTS LECTURE » ?

Car au fond pourquoi avoir fermé des bibliothèques pour rouvrir des « points lectures » sans moyens à la place ? Ou bien elles étaient inutiles ou bien elles sont nécessaires.

Bien entendu l’intersyndicale a  relevé « qu’un équipement public ne saurait fonctionner sans personnel ni budget. […] La municipalité s’est bien gardée de définir combien de postes elle comptait créer » dénonçant ce «grand flou artistique laissant craindre le pire ».

UN TIERS-LIEU AVEC des BOUTS de FICELLE DEVANT LA MAIRIE

Tandis que lundi 22 mai, sur le parvis de l’hôtel de ville, usagers et bibliothécaires avaient créé des «  tiers-lieu » avec des bouts de ficelles, comme le propose M. Piolle pour les bibliothèques » comme le précisait un militant syndical. Dans la salle du Conseil Municipal ce sont les deux élus exclus de son groupe, auxquels il avait refusé l’accès au matériel de projection de la ville qui ont porté l’estocade à Eric Piolle.

DEUX EX-ÉLUS de la MAJORITÉ VERTS/PG PORTENT L’ESTOCADE à E.PIOLLE

Guy Tuscher et Bernadette Richard-Finot élus de sa liste ont diffusé les documents internes à la majorité municipale qui prouvent que ces fermetures auraient pu être évitées.  Il a expliqué qu’« on pouvait faire autrement […] Sur le fond, de quoi discutons-nous ?, a-t-il interrogé. De 250 000 euros par an ! [pour faire fonctionner ces bibliothèques, ndlr]. Bernadette Richard-Finot (Ensemble à gauche) a dénoncé : » l’économie est sordide par rapport à la perte […] Vous serez les artisans de l’inégalité ! »

« ENGAGEMENT N° 110: MAINTENIR et SOUTENIR le RÉSEAU des 14 BIBLIOTHÈQUES »  

Il s’agit bien en effet d’un choix politique délibéré qui a pour conséquence la réduction de l’égalité des chances dans les quartiers, un choix des  Rouge/Verts grenoblois qui voudraient bien maintenant mettre un rideau de fumée devant.

On comprend que le temps d’une nouvelle élection ils veuillent encore camoufler leurs actes et leurs intentions. Car le rouge leur monte au front quand les grenoblois leur rappellent cet engagement N°110 sur lequel ils ont été aussi élus : «  maintenir et soutenir le réseau des 14 bibliothèques… »

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