PAS D’EXCEPTION GRENOBLOISE : JL MÉLENCHON EN TÊTE DANS des GRANDES VILLES de DROITE

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CE MATIN ENCORE des GRENOBLOIS EN COLÉRE

Grenoble se banalise et rentre dans le rang. Au premier tour de l’élection présidentielle, elle figure parmi les 12 grandes villes de France qui ont placé Jean-Luc Mélenchon (extrême gauche) en tête. Sa progression ressemble dans la capitale des Alpes à ce qui est observé dans les 11 autres grandes villes.

En effet le leader Maximo est en tête à Toulouse (LR) Lille (PS) Montpellier (PS) Le Havre (LR) Marseille (LR) Saint Etienne (LR). Il n’y a pas à Grenoble d’effet d’entrainement personnel d’Eric Piolle qui s’était engagé fortement en faveur de Jean-Luc Mélenchon.

http://grenoble-le-changement.fr/2017/04/15/e-piolle-lache-hamon-pour-melenchon-et-lextreme-gauche/

MÉLENCHON OBTIENT des SCORES SUPÉRIEURS dans des VILLES LR 

Au contraire le candidat de la « France Insoumise » (c’est à dire soumise à toutes les vieilles lunes qui ont conduit aux drames du XX eme siècle) a progressé  à Grenoble comme ailleurs entre 2012 et 2017.

Ainsi il progresse de 11 points à Marseille, de 13 points à Toulouse, de 13 points au Havre dans des villes dont les Maires sont de droite. Il s’agit bien d’un phénomène présidentiel  dans les grandes villes qui n’est pas lié au vote municipal.

A Toulouse, Montpellier, le Havre Jean-Luc Mélenchon obtient même un score supérieur à celui de Grenoble.

http://grenoble-le-changement.fr/2017/04/24/presidentielles-a-grenoble-des-resultats-en-trompe-loeil/

A GRENOBLE LA GAUCHE DOGMATIQUE PERD 26 %

Au final  à Grenoble le vote de la gauche dure, celle des idéologies, des démagogies ou des cynismes anti-« finances »  dans lesquels on pouvait ranger François Hollande (dans le discours!) puisque celui-ci n’avait « qu’un ennemi la finance » totalisait plus de 67,5 % des voix ( 36 % Hollande, 15 % Mélenchon, 5 % E.joly et 1,5% Artaud et Poutou) au premier tour de 2012, tandis qu’en 2017 ce même groupe est descendu à 41,5% (29% JL Mélenchon, 11% Hamon, 1, 5% Artaud et Poutou).

En face on trouve une droite stricto sensu autour de 29% ( Fillon 15 %, Marine le Pen 11 %, Dupont Aignan 3%). Le bloc des 29 % de Macron fait la différence. Dans ce bloc nombre de Grenoblois n’adhèrent pas au projet d’une ville fermée, rétrécie qui de fait, avec les mots contraires, tourne le dos à la modernité.

LA MUNICIPALITÉ PIOLLE EST IDÉOLOGIQUEMENT TRÉS MINORITAIRE

Bien entendu cette chute est principalement due à la percée d’Emmanuel Macron, mais il n’en demeure pas moins que ceux qui ont voté pour lui ne partagent pas le dogme de la décroissance qui est la pensée dominante que met en oeuvre la municipalité Piolle. On peut affirmer sans se tromper que celle-ci est idéologiquement très minoritaire.

http://grenoble-le-changement.fr/2017/03/07/propagande-piollesque-la-saturation-pour-echapper-a-la-mi-mandat/

J.SAFAR (PS) PREND SES DÉSIRS POUR DES RÉALITES

Jérôme Safar (PS) prend ses désirs pour des réalités, et projette son passé sur l’avenir. Pour lui « le match ici, c’est toujours gauche contre gauche » (DL du 25/4/17).  Mais à Toulouse, au Havre, à Marseille ou à St Etienne ou la droite et le centre gèrent les villes avec des scores de Mélenchon parfois supérieurs, le débat ne se situe pas entre la gauche et la gauche.

LA DROITE et le CENTRE ONT ÉTÉ DEUX FOIS MAJORITAIRES AU PREMIER TOUR

A Grenoble « il y a une sociologie, une histoire grenobloise » veut se rassurer le candidat PS battu. Mais cette histoire et cette sociologie ont élu deux fois au premier tour, en 1983 et en 1989, Alain Carignon  à la tête d’une liste de droite du centre et de la société civile alors même que le FN présentait des listes .

DEUX GROUPES ÉGAUX : 29 % à DROITE ET 29 % CHEZ MACRON 

Il existe bien trois groupes, la gauche extrême à un niveau élevé mais minoritaire, les électeurs de droite (29%) et les électeurs de Macron (29%) dont une grande partie peut se retrouver à nouveau sur un projet humaniste, de proximité et de services qui permettent aussi par des réformes de structures de sortir Grenoble du marasme et de la médiocrité.

J.SAFAR VOUDRAIT QUE LA SITUATION QUI PERDURE DEPUIS 22 ANS SE PROLONGE

On comprend que Jérôme Safar estime que  « rien n’a changé pour nous non plus, nous sommes toujours dans le match, la gauche réaliste, progressiste, pragmatique, reste dans le jeu pour l’alternance » car il désire que la situation que vit Grenoble depuis 22 ans se prolonge : la gauche et les Verts/Ades ensemble ou séparément conservent le pouvoir et quand ils se séparent dans la commune, ils demeurent ensemble aux manettes de l’agglomération.

http://grenoble-le-changement.fr/2017/04/15/e-piolle-lache-hamon-pour-melenchon-et-lextreme-gauche/

LE SYSTÈME SE GRIPPE  SÉRIEUSEMENT 

Sauf que le système se grippe sérieusement avec l’accélération idéologique que la municipalité Piolle donne aux orientations déjà engagées par les municipalités Destot/Safar : perte d’attractivité et d’emplois, abandon de la vie quotidienne et des services de proximité, professionnalisation des élus et mise en place d’usine à gaz de fausse participation de nature à écoeurer le citoyen et surtout ruine financière qui stoppe tout élan.

 Le CHOIX de la RÉGRESSION et la PROSPÉRITÉ

Le débat de demain comme l’a décrit Alain Carignon sera plutôt celui de la société civile engagée, soutenu par la droite et le centre, porteuse d’un nouveau départ de la ville vers la modernité et le retour à la prospérité contre la vieille gauche qui aura usé et abusé du pouvoir pour laisser une ville asphyxiée et exsangue.

http://grenoble-le-changement.fr/2016/10/18/grenoble-oui-au-second-souffle/

 

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