ROUGE/VERTS GRENOBLOIS: UN PROGRAMME D’ESSENCE TOTALITAIRE

Piolle Lénine

 La plus grande erreur que peuvent faire des électeurs soucieux d’écologie est de croire que les Verts français ont la préoccupation de l’écologie. Rien n’est plus faux. Il y a des candidats qui ne sont pas des gauchistes et qui sont favorables à des efforts non-utopistes en matière d’écologie. Et ces candidats-là n’ont pas besoin d’arguments qui désinforment pour faire triompher leur point de vue.

 C’est ce message qu’il faut transmettre aux Grenoblois qui ont été floués par les promesses électorales du candidat Piolle. Ce dernier n’a fait d’enjoliver sa véritable image et cacher ses réels objectifs  grâce à des stratagèmes de communication adroits et alléchants.

Eric Piolle est le stéréotype même du ‘’gauchiste’’ qui n’a qu’un seul but: appliquer son idéologie en détruisant la société Française telle qu’elle est pour la remplacer par une autre dont il prétend avoir la solution. Grenoble, tout comme Montreuil l’a été sous Voynet, est un laboratoire pour les Khmers Verts qui avancent masqués.

LES VERTS: IDEALISME, DESINFORMATION ET UTOPISME

Ce résumé analyse et présente les propositions des Verts, telles qu’on les trouve clairement exposées sur leur site Internet: la citoyenneté mondiale et locale, la solidarité et la subsidiarité, l’économie sans concurrence, les entreprises citoyennes, l’emploi et le nucléaire. Il présente ensuite les propositions de M. Daniel Cohn-Bendit et les commentaires de M. Noël Mamère sur les rave-parties et le terrorisme, auxquels adhère pleinement Eric Piolle maire de Grenoble.

Les Verts voudraient remplacer notre type de société par un autre, dans laquelle,  affirment ils, la solidarité et la fraternité seraient les règles essentielles de l’économie. Proposition à la fois généreuse et totalement utopique !

Les critiques des propositions et des affirmations des Verts montrent en quoi et comment ils pratiquent la désinformation pour faire triompher leurs points de vue. L’absence de propositions concernant la sécurité illustre leur haine de toute autorité en particulier celle de la police.

CE DONT LES VERTS NE PARLENT PAS

Vous aurez beau chercher, vous ne trouverez pas dans les textes et propositions politiques des Verts quoi que ce soit sur l’insécurité, l’Etat de droit ou les grèves.

A l’évidence, ces sujets sont pour eux sans intérêt ou tabous. Ils ne trouvent donc rien à redire à la croissance de la délinquance, aux zones de non-droit, aux grèves des transports publics qui prennent des millions de gens en otage. Pour eux, l’écologie s’occupe de qualité de la vie sans se préoccuper de ces sujets.

Il est vrai que la résolution de ces graves problèmes demande une chose qu’ils détestent: l’autorité. Il en faut pour sanctionner les délinquants et pour faire respecter l’Etat, comme pour mettre en place une législation qui n’oblige plus les agents de la SNCF et de la RATP à faire grève pour obtenir qu’on écoute leurs revendications.

LA PRINCIPALE ACTIVITE DES GAUCHISTES EST LA CRITIQUE DE LA VIE QUOTIDIENNE

Contrairement aux partis traditionnels, dont chacun veut construire un certain type de société, les verts-gauchistes veulent avant tout détruire notre société, pour la remplacer par une autre.

Cette volonté est décrite au chapitre « Les Verts… » de leur site internet: c’est un mouvement essentiellement négatif. Ils reprochent à notre société l’aliénation de l’individu, dessaisi, selon eux, des fruits de son travail et de sa liberté au profit de capitalistes, de sociétés multinationales et de l’Etat qui est leur complice. Les formes contemporaines de la production et de la consommation sont remises en cause au nom de l’écologie: les gauchistes se disent donc écologistes.

LA MAJORITE DES VERTS FRANÇAIS SONT DES GAUCHISTES

Le terme de gauchisme a été popularisé par Lénine dans une brochure publiée en 1920 et intitulée « Le Gauchisme, la maladie infantile du communisme. »

Toutefois, la vogue du terme date des années 1965-1968, lorsque les États-Unis puis l’Europe occidentale furent tour à tour touchés par des mouvements de contestation nés en milieu universitaire et qui ont mobilisé rapidement de larges secteurs de la jeunesse.

C’est un de leurs membres les plus éminents, le député-maire Noël Mamère ancien candidat officiel des Verts à l’élection présidentielle de 2002, qui l’a dit: lors d’une interview sur Europe1 le 02/09/2001 dans le journal de midi, il a affirmé avec tristesse que « les Verts sont dominés par l’extrême gauche ». Il venait de démissionner avec éclat du comité de campagne des Verts, qui venait de voter le refus de s’opposer à l’amnistie des crimes de sang en Corse. Respectueux cette fois-là de l’Etat de droit, Noël Mamère a refusé de s’associer à la majorité des Verts qui, comme leur ex-candidat à l’élection présidentielle Alain Lipietz, étaient favorables à l’amnistie des criminels corses. Cet événement est révélateur:

  • La majorité des Verts est prête à amnistier des criminels car, pour des gauchistes comme eux, lutter contre l’Etat capitaliste français est justifié même lorsqu’on assassine. Par conséquent, avant d’être des militants pour la sauvegarde de l’environnement, ils sont des gauchistes ennemis de l’Etat. Au lieu de s’appeler « Verts », leur parti devrait s’appeler « Rouges ».
  • Puisque la lutte contre l’Etat est une lutte politique, la majorité des Verts considèrent, comme Alain Lipietz, leur ex-candidat, que les criminels corses sont des prisonniers politiques. Le fait que les mouvements nationalistes corses soient très liés à diverses mafias, depuis des années, est normal dans la mesure où, pour de vrais militants révolutionnaires, la fin justifie les moyens.
  • Tous les Verts ne sont pas des gauchistes, même si le vote sur l’amnistie et l’élection d’Alain Lipietz  ont montré qu’une majorité l’est. On peut imaginer qu’un petit nombre milite pour l’environnement, même si leurs sympathies politiques sont à gauche: voir le chapitre « Les verts: idéalisme, désinformation et utopisme« .
  • Alain Lipietz, lui, est clairement gauchiste: il a été maoïste dans sa jeunesse, puis il a contribué à l’automne 1989 à la rédaction du projet de société du Front de Libération Nationale Corse (FLNC) et il a rédigé la préface du livre du nationaliste corse Jean-Guy Talamoni, « Une ambition européenne pour la Corse ».

Nous ne pouvons qu’être scandalisés qu’un homme qui se pose en ennemi des institutions et du modèle de société de la République Française, ait été élu candidat à sa présidence par un parti politique français, les Verts. Le Président de la République est garant de l’intégrité du territoire, incompatible avec une sécession de la Corse. Il est garant des institutions, ce qui est incompatible avec une volonté de les détruire.

LE GAUCHISME EST UN MOUVEMENT DE CONTESTATION

Aujourd’hui, le gauchisme est devenu un mouvement de contestation, qui remet en cause la société actuelle, son organisation, son fonctionnement, l’économie libérale, la mondialisation et la protection insuffisante de l’environnement.

Au delà de leur refus de l’autorité d’un parti, les gauchistes détestent toute autorité, au nom d’une liberté qu’ils placent au dessus de tout. Ils détestent notamment l’autorité d’un gouvernement et ses représentants, la police, la justice et l’armée.

Pour les partis de gauche traditionnels que sont les communistes, « l’homme est asservi par le système économique, qui fait de lui un producteur salarié travaillant pour le plus grand profit des possesseurs de capitaux. Ce système économique doit être renversé pour libérer l’individu. »

Les gauchistes vont plus loin. Pour eux, l’individu est victime de bien d’autres contraintes dans sa vie quotidienne. La famille, par exemple, se fait oppressive dans la mesure où elle est construite sur un schéma hiérarchique classique, où l’autorité vient d’en haut et ne peut être discutée. Déjà habitué à obéir dans le cadre familial, l’enfant continue d’être formé dans la même optique par l’école. Quand il devient un producteur, dans son usine ou dans son bureau, les réflexes acquis continuent à jouer et il subit toujours une autorité imposée.

Le gauchisme s’en prend donc à tous les éléments de la vie et de la société, et pas uniquement à l’organisation du travail et de l’économie. La constante de ce combat est la lutte anti-autoritaire. Nombreux sont d’ailleurs les gauchistes qui rappellent que les partis traditionnels reproduisent en leur sein le schéma hiérarchique fondé sur la notion d’autorité. C’est pourquoi le « parti » des Verts a tellement de mal à parler d’une seule voix: ses membres sont fermement opposés à toute autorité venant d’une direction, qu’ils remettent en cause sans cesse.

UNE IDEOLOGIE QUI OUBLIE LE REALISME

Les écologistes sont dominés par leur idéologie, qui leur fait oublier tout réalisme.

Dès son arrivée au Ministère de l’environnement, Mme Dominique Voynet a bloqué la réalisation du canal du Rhône au Rhin. Le trafic colossal entre la Méditerranée et la Mer du Nord, qui irrigue notamment le formidable bassin industriel de la Ruhr, doit donc passer par Gibraltar (un détour de 3000 km) ou continuer à se faire par trains et camions, au lieu de péniches. Il en résulte des coûts plus élevés, donc une perte de compétitivité. Il en résulte surtout une formidable pollution atmosphérique par les camions et les trains diesel.

Partout où les écologistes peuvent bloquer la construction des autoroutes et le développement de l’automobile, ils le font, sans jamais se préoccuper des conséquences économiques. C’est là une différence avec le Parti Communiste Français, favorable aux transports et à tout ce qui donne du travail aux salariés en développant l’activité.

En matière d’énergie électrique, les Verts préconisent des solutions propres peu réalistes et très coûteuses, comme l’énergie éolienne et l’énergie solaire, incapables de produire toute l’électricité dont nous avons besoin.

ANTICAPITALISTES D’ABORD, ECOLOGISTES ENSUITE

Il ne faut pourtant pas croire que les écologistes agissent ainsi par souci de notre qualité de vie, secondaire à leurs yeux devant leur lutte anticapitaliste.

C’est ainsi que, pendant les grèves SNCF qui bloquent la France entière et gênent des millions de gens, ils restent silencieux, ils n’ont rien à dire. Ils savent pourtant se faire entendre lorsqu’il s’agit de protéger des oiseaux. A l’évidence, les voyages des oiseaux ont plus d’importance pour eux que les déplacements de leurs concitoyens.

Hélas, le gauchisme des écologistes fait qu’ils sont ravis de tout ce qui handicape notre société capitaliste, même si cela fait souffrir des gens. C’est ainsi que leurs propositions politiques, décrites sur leur site Internet (ancienne adresse http://www.les-verts.org, adresse en février 2005 http://lesverts.fr/ ) et au chapitre « Les Verts… » ne contiennent rien sur la délinquance et le terrorisme. Il est donc regrettable que les Socialistes se soient alliés aux Verts pour arriver au pouvoir, car cela a permis à ces derniers de bloquer des projets économiquement utiles en matière de transports, sans pour autant leur permettre de résoudre nos problèmes de pollution de l’eau et de l’air.

LA CITOYENNETE MONDIALE

Les citations que j’utilise ici proviennent de la page officielle des Verts français http://www.les-verts.org/citoy.html: « Nous ne craignons pas de nous définir comme citoyens du monde, cosmopolites ».  C’est là une première caractéristique des Verts: leur caractère non-français.

C’est ce qui explique la préférence qu’ils accordent à des institutions européennes, même lorsque celles-ci doivent prévaloir sur les institutions françaises. Ils préfèrent le monde à la France, pour qui ils n’éprouvent pas d’attachement particulier.

« Les droits économiques des populations restent aujourd’hui subordonnés à la satisfaction des critères édictés par le Fonds Monétaire International (FMI) ou la Banque Mondiale (BM), organismes n’ayant aucune préoccupation de démocratie ou de droits de l’homme. »

Voilà pourquoi ils n’aiment pas la France telle qu’elle est. A leurs yeux, c’est un état libéral, capitaliste, qui écrase les citoyens économiquement les plus faibles au profit des plus riches. Comme tous les gauchistes, ils reprochent à notre société l’aliénation de l’individu, dessaisi, selon eux, des fruits de son travail et de sa liberté au profit de capitalistes, de sociétés multinationales et de l’Etat qui est leur complice.

Ils accusent le FMI et la BM de ne pas se préoccuper de démocratie ou de droits de l’homme. Nous verrons ci-dessous que cette accusation montre leur mauvaise foi, leur volonté d’utiliser des arguments faux pour convaincre. Nous verrons aussi d’autres exemples de ce manque d’honnêteté intellectuelle. Mais voyons d’abord ce que sont vraiment ces deux organismes, à partir des informations fournies dans l’article « Aide Economique » de l’encyclopédie Universalis.

LA CITOYENNETE LOCALE

Autre citation de la page des Verts http://www.les-verts.org/citoy.html: « Dans les villes, installons des « conseils de quartier », consultés avant chaque opération d’aménagement ou d’urbanisme.

Pour ne pas multiplier les élections locales, c’est peut-être à ce niveau de base que pourrait être appliquée une solution remontant aux origines de la démocratie athénienne et encore utilisée aujourd’hui pour la constitution des jurés d’assises : le tirage au sort. Les personnes tirées au sort auraient bien entendu le droit de se récuser. L’intérêt est de faire participer le maximum de gens à la vie politique locale, en dehors d’un engagement partisan. La représentation par tirage au sort assurerait une palette très représentative des différentes couches de la population du lieu, hommes et femmes, jeunes et vieux, riches et pauvres, français et étrangers… » En fait cela leur permet de manipuler car ces « citoyens » inexpérimentés sont à la merci des groupuscules organisés.

Comme tous les gauchistes, les Verts détestent l’autorité d’un gouvernement, qu’ils trouvent systématiquement trop éloigné des citoyens. Ils sont donc partisans d’une autogestion, dans le cadre d’une extrême décentralisation. L’Europe qu’ils appellent de leurs vœux n’est pas une fédération de pays, comme les Etats-Unis sont une fédération d’états. C’est une fédération regroupant un nombre immense de groupuscules d’hommes et de femmes habitant un même quartier. La notion de pays, comme la France, ne leur convient pas. L’idée d’une République structurée comme la nôtre, non plus.

En tant que gauchistes, les Verts rejettent l’autorité d’un parti sur ses militants. Mais leur rejet de l’autorité va bien plus loin: ils n’aiment pas davantage les organisations politiques stables, qu’ils accusent de devenir tyranniques à l’égard de leurs citoyens. Ils veulent donc changer fréquemment de dirigeants. Ils ne tiennent donc pas compte du temps nécessaire pour les actions politiques, dans tous les domaines: économique, social, éducation, sécurité, santé, recherche, environnement, infrastructure de routes et communications, etc. Ce temps se compte en années. L’organisation qu’ils proposent, avec ses fréquents changements de dirigeants, n’a aucune chance de fonctionner. Ils le prouvent avec EELV , leur propre organisation. Mais ils s’y complaisent car cela permet à un noyau gauchiste de perpétuer, lui , son pouvoir de nuisance.

Le tirage au sort de ses dirigeants garantit l’arrivée au pouvoir de personnes statistiquement non motivées et surtout incompétentes en matière d’affaires publiques. Avec cette proposition, les Verts démontrent que la direction officielle est presque toujours une façade.

Leur but véritable reste de  remplacer notre système politique, dont la croissance de notre niveau de vie, de notre santé et de la durée de loisirs a prouvé qu’il marche, par un ensemble de groupuscules , tireurs de ficelles, qui pourraient mettre en place leur doctrine à l’abri du contrôle démocratique .

SOLIDARITE ET SUBSIDIARITE

« Le principe de solidarité implique l’assistance mutuelle, la mise en commun d’expériences, le partage des richesses et des progrès, le développement harmonieux et concerté. »

Les Verts voudraient montrer ainsi la valeur qu’ils attachent à la solidarité et la fraternité, qu’ils basent sur la bonne volonté de tous. Ils font semblant de supposer que les hommes sont intrinsèquement bons ce qui leur permet de se classer dans cette catégorie. Ils ignorent l’égoïsme, la cupidité et les autres défauts connus depuis les temps bibliques sous le nom de « péchés capitaux ». Leur texte ne parle pas de sécurité et de police, notions absentes de leur monde. Ici encore, les Verts baignent dans un optimisme apparent aussi béat que puéril.

Plus inquiétant, toutefois, le type de « partage des richesses » préconisé par les Verts est une proposition franchement communiste.   Il supposerait un altruisme et une bonne volonté qui n’existent que chez les membres d’ordres religieux. La tentative d’aller dans ce sens faite par les divers régimes communistes s’est soldée par un échec terrible et un résultat contraire à l’objectif affiché: le pouvoir totalitaire, la négation des libertés individuelles, le pillage du bien public par une minorité d’apparatchiks et, enfin, la pauvreté de tous.

« Le principe de subsidiarité indique, quant à lui, que les décisions doivent être prises de manière décentralisée au niveau de compétence, de connaissance et de suivi optima. En vertu de ce principe on ne confie pas au niveau territorial supérieur ce qui peut être convenablement traité au niveau considéré. »

Les Verts confirment ainsi leur volonté de décentraliser au maximum, ce qui est cohérent avec leur refus de l’autorité et leur goût de l’autogestion. Le problème est que l’atomisation de la société en petites communautés risque de déboucher sur des affrontements entre ces communautés, à partir de conflits d’intérêt, d’idéologie ou de culture, sans qu’on puisse résoudre ces conflits à l’aide de l’autorité d’un Etat central imposant des lois communes au nom de l’intérêt général.

On l’a vu dans l’histoire de France: avant la Révolution, qui a beaucoup unifié le pays, les diverses régions et villes avaient leurs propres systèmes de mesure, leurs propres lois et impôts, etc. Et cette diversité constituait un formidable handicap pour le développement économique, c’est-à-dire le niveau de vie des citoyens. Là aussi, le caractère injuste des propositions des Verts est évident. Il créerait de nouvelles inégalités.

« Nous voulons donner plus de poids aux régions et à l’Europe, en régionalisant certaines fonctions actuellement centralisées, et en continuant le transfert d’autres compétences des États vers l’Union européenne, ce qui peut être résumé dans le slogan ‘Une France fédérale dans une Europe fédérale’. »

« Rapprocher la décision le plus près possible du citoyen, en harmonisant cependant les politiques et en conservant, aux échelons géographiques supérieurs, les compétences qui sont plus efficaces à cette échelle, c’est la subsidiarité alliée à la solidarité. »

« Favoriser les mouvements du bas vers le haut et non l’inverse, à tous les échelons administratifs et dans des domaines plus vastes que la citoyenneté purement électorale, c’est l’autonomie et la responsabilité. »

Contrepoids à l’atomisation de la société en groupes de quartier, les Verts préconisent la fédération de ces groupes par région et la fédération des régions dans l’Europe. Ils confirment leur volonté d’autogestion, qui ne peut manquer de générer un immobilisme total, du fait de discussions interminables au sein d’un quartier, d’une région et de l’Europe. Et lorsque des discussions n’aboutissent pas, les conflits naissent car tels sont les hommes.

Il est important de comprendre ce point: les Verts sont contre le fait de déléguer la politique et son pouvoir à des professionnels, même élus. L’absence de professionnalisme rendra impossible la prise de décisions correctes dans un monde qui est devenu extrêmement complexe, du fait du développement des communications qui a entraîné une profonde intégration des économies. L’absence d’autorité supérieure entraînera la multiplication des conflits d’intérêt et de point de vue, conflits que l’absence de stabilité des dirigeants interdira de résoudre.

En favorisant les mouvements (c’est-à-dire les initiatives) du bas vers le haut, on submergera ceux qui sont aux commandes sous les demandes et les suggestions. Ces dirigeants n’auront plus le temps de penser. Ils seront dans la situation du PDG de grande entreprise qui favorise le contact direct avec ses milliers de salariés et reçoit de ce fait 500 messages par jour sur son PC. Les dirigeants submergés et empêchés de prendre une décision allant de haut en bas adopteront une attitude clientéliste, propre à satisfaire ceux qui crient le plus fort ou ont la plus forte capacité de nuisance.

DES ENTREPRISES CITOYENNES

« Une entreprise citoyenne, privée ou publique, c’est un lieu où l’on débat des salaires et des conditions de travail, bien sûr, mais aussi de l’utilité sociale de ce que l’on produit, des pollutions et des déchets, des nuisances occasionnées à l’environnement immédiat ou plus lointain de l’entreprise…Ce que nous appelons l’écogestion, c’est cette participation de tous à la vie de l’entreprise, cette concertation impliquant aussi les individus ou groupes concernés par l’entreprise: voisinage, consommateurs… »

Le modèle d’entreprise proposé ici par les Verts ne peut fonctionner qu’en l’absence de concurrence. Donc, à moins d’isoler la France du reste du monde, et de changer son système d’économie de marché en économie planifiée de type communiste, on ne peut le mettre en place. Gauchistes autogestionnaires, les Verts montrent par cette proposition qu’ils ne connaissent pas l’Histoire, qui a consacré l’échec total des régimes communistes à économie non-concurrentielle.

En outre, si on isolait la France du monde le temps de parvenir à cette économie sans concurrence, la transition serait empoisonnée par la mauvaise volonté de l’immense majorité des Français, qui n’ont pas la générosité et l’ouverture d’esprit nécessaires pour y travailler en abandonnant les avantages acquis. Pendant cette transition, pourra-t-on continuer à acheter des produits moins chers fabriqués en Asie, ou faudra-t-il payer plus cher ceux qu’on fait en France, dans des entreprises contre-productives parce qu’elles seraient soucieuses d’une  » citoyenneté » définie par les Verts ? Si on les achète à l’étranger – ce qui est obligatoire pour le pétrole et des centaines d’autres produits – avec quel argent les paiera-t-on, sachant que les étrangers, eux, n’achèteront pas les produits français plus chers simplement pour nous encourager dans notre démarche?

Cette proposition revient à remplacer la notion d’entreprise tournée vers le profit par une entreprise tournée exclusivement vers l’équité, l’écologie, la citoyenneté, la fraternité… comme si ces notions ne progressaient pas avec l’élévation du niveau de vie de chacun grâce à la création de richesses.  Des notions qui devraient aussi être définies et contrôlées par une administration !   On est atterré par un tel bond en arrière et une telle absence de lucidité.

REDISTRIBUER LES RICHESSES

« Une redistribution des richesses doit être effectuée au bénéfice des salaires et des emplois, et au détriment du capital et de la spéculation. »

Les Verts réclament donc que l’on prenne l’argent à ceux qui ont réussi à en gagner, pour le donner à ceux qui n’ont pas la capacité ou l’intérêt  de le faire. C’est une attitude communiste dont l’utopie est bien connue. Si on redistribue le bénéfice au lieu de laisser les capitalistes l’investir, il n’y a plus d’investissement. Alors, l’entreprise est rapidement balayée par ses concurrentes, qui ont amélioré leurs produits et leurs prix de revient grâce à des investissements, et cela crée des chômeurs. A moins, bien sûr, de supprimer aussi la concurrence !

CONCLUSIONS SUR LE MODELE DE SOCIETE PROPOSE PAR LES VERTS

Dans une forme qui se veut généreuse et fraternelle,, les Verts français proposent une société qui a déjà existé. Ils définissent encore un homme nouveau et une organisation qui ne correspondent a aucune réalité. Bien entendu, ils sont incapables de décrire le détail des étapes pour parvenir à cette société idéale. Mais cela ne les gêne pas: en tant que gauchistes, ils sont avant tout contestataires, et la contestation au jour le jour leur suffit.

Nota : source – extraits – Daniel Martin (Informaticien, Chercheur & Enseignant)

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