18 AVRIL 1942 : LA LEÇON DE COURAGE DE MARGUERITE GONNET

Le 18 avril 1942, devant ceux qui à Grenoble l’interrogent, Marguerite Gonnet déclare être « fervente et imprudente gaulliste » et que « tout ce que j’ai pu faire, je l’ai fait par amour pour mon pays et avec l’entière approbation de ma conscience ». Une force de conviction qu’elle puise loin de toutes considérations politiques mais dans la pratique de la religion catholique.

Quel courage alors qu’elle vient d’être arrêtée pour son appartenance au mouvement « Libération Sud » fondé par les époux Raymond et Lucie Aubrac ! Un mouvement dans lequel elle s’est engagée en 1941 à titre « purement individuel et patriotique » et qu’elle aide à s’implanter en Isère.
Mais elle est arrêtée à Grenoble le 18 avril 1942 alors qu’elle transporte de la presse clandestine. Transférée à Lyon dans la zone des condamnés à mort de la prison Saint Joseph, c’est le 19 mai qu’elle passe devant le tribunal militaire de Lyon pour faits de résistance.
Nullement impressionnée, au président du tribunal qui lui demandait comment une femme de 44 ans mère de 9 enfants avait pu prendre les armes elle déclara : « Tout simplement, mon colonel, parce que les hommes les avaient laissé tomber ».
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musée résistance

le musée de la Résistance, rue Hébert à Grenoble, une réalisation de la municipalité Carignon

Finalement relâchée, que fit elle ? Elle reprit le combat de la résistance ! Cette fois en agent de liaison au service du maquis d’Allevard. Puis dans l’Oisans où en 1944 elle est contrainte d’aller se réfugier.

Elle reprendra une vie normale après la guerre, non sans avoir d’abord siégé dans la cour de justice chargée de condamner les crimes de la collaboration, ainsi qu’effectué plusieurs missions à Paris pour accueillir les rescapés des camps.
Elle s’est éteinte à Paris à l’âge de 97 ans, c’était il y a vingt ans, le 27 mai 1996. Mais par son courage et sa force de conviction elle a pris place dans l’histoire. Une rue de Grenoble honore sa mémoire dans le quartier de la caserne de Bonne.
Souvenons nous d’elle aujourd’hui. Et souvenons nous de son exemple tous les jours.
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