7 MARS 1815: LE RENDEZ VOUS DE GRENOBLE AVEC L’HISTOIRE

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Que s’est il passé le 7 mars 1815 avant que Napoléon n’entre triomphalement dans Grenoble ? C’est l’histoire d’une journée extraordinaire que tout grenoblois se doit de connaitre !

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Jean Gabriel Marchand, dauphinois et valeureux général

De retour de l’île d’Elbe, Napoléon a débarqué le 1er mars près d’Antibes au Golfe-Juan. Sa remontée vers Paris est sans histoire jusqu’à ce qu’il arrive aux environs de Grenoble, accompagné d’un millier de fidèles soldats.
Grenoble est alors une solide place fortifiée où se tient une importante garnison aux ordres du général Jean Gabriel Marchand. Le général Marchand est un dauphinois rallié à la monarchie de Louis XVIII. Il ne veut pas du retour de Napoléon qu’il connait pour l’avoir longuement servi sur de nombreux fronts, avec un dévouement et un courage sans failles.

Au matin du 7 mars, Napoléon arrive au lac de Laffrey où l’attendent les troupes qui lui barrent le passage vers Grenoble. Les baïonnettes sont pointées vers lui et les fusils sont prêts à faire feu.

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la leçon de courage du 7 mars 1815

Napoléon qui ne veut pas d’une bataille, dont l’issue par ailleurs pourrait lui être défavorable, décide de s’avancer seul vers les fusils braqués.

Arrivé à portée de voix il ouvre sa redingote, montre sa cocarde tricolore et déclare « S’il est parmi vous un soldat qui veut tuer son Empereur, il peut le faire. Je viens m’offrir à vos coups ! »
Ordre est alors donné d’ouvrir le feu ! Mais les armes restent silencieuses … Il suffirait qu’un des soldats tire, un seul parmi tous, mais on n’entend que le souffle du vent. Un seul coup de feu et l’histoire en serait à jamais bouleversée ! Mais non, alors que la tension est à son comble rien ne bouge …
Et soudain un cri repris par tous : « Vive l’Empereur ! ». Puis les soldats arrachent les cocardes blanches de leurs uniformes et les remplacent par des cocardes républicaines.

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l’entrée le soir à Grenoble par la porte de Bonne

Arrivé au soir à Grenoble, Napoléon trouve une ville dont les portes sont fermées et les canons prêts à faire feu. L’enthousiasme des grenoblois à son arrivée fait que l’ordre de tirer n’est pas transmis et que la population ouvre les portes pour triomphalement l’accueillir. Honnête avec lui-même, le général Marchand refuse de le servir et se retire au fort Barraux.

Renforcé des régiments et des armes de Grenoble, Napoléon est désormais fort à nouveau et il peut continuer sa remontée vers Paris en disant « Avant Grenoble j’étais aventurier, à Grenoble j’étais un prince. »

Il repart dans l’après-midi du 9 mars après avoir résidé rue Montorge à l’auberge des trois dauphins, devenue depuis l’auberge Napoléon. Sa chambre, la n°2, vit ensuite les visites de Stendhal, de Franz Liszt, de Léon Gambetta.
Quant à la route qui part de Golfe Juan et se termine à Grenoble avenue Jean Perrot, elle se nomme depuis la « Route Napoléon». Et derrière le lycée Stendhal une rue honore la mémoire du général Marchand, un homme de courage lui aussi.

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